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Que mettre sur le site d'un cabinet dentaire : les douze informations qu'un patient cherche avant d'appeler

Un patient qui ouvre le site d'un dentiste cherche des réponses précises, dans un ordre précis. Cet article liste les douze informations qu'il attend avant d'appeler, dit où placer chacune, et donne un test de dix minutes pour vérifier votre propre site avec un proche.

Blog DeveloppIA · Publié le · 8 min de lecture

Le patient ne lit pas votre site, il y cherche quelque chose

Un patient arrive sur votre site avec une question précise. Il a tapé un soin et une ville sur Google, il a vu votre cabinet sur la carte, ou une intelligence artificielle (IA) l'a cité. 59,8 % des Français cherchent des informations de santé sur internet (Eurostat, 2025). Ce patient ne lit pas votre site du début à la fin. Il cherche une information, puis une autre, dans un ordre qui lui est propre. S'il la trouve, il passe à la suivante. S'il ne la trouve pas, il ferme la page et ouvre le site du cabinet voisin.

La page site internet de cabinet dentaire explique ce qu'un site doit contenir pour être trouvé sur Google et cité par les IA. Cet article prend le point de vue inverse : celui du patient, une fois arrivé. Voici les douze informations qu'il cherche, dans l'ordre où il les cherche. Pour chacune : pourquoi il la cherche, où la mettre, et l'erreur que l'on voit le plus souvent.

Les douze informations, dans l'ordre du patient

  1. Le soin qu'il veut. Le patient a une dent qui manque, une dent cassée, un sourire qui le gêne. Il veut savoir si vous faites ce soin, comment il se passe et en combien de séances. Où : une page par soin, avec sa propre adresse, reliée au menu. L'erreur : une seule page « Nos soins » qui liste vingt actes en une ligne chacun. Elle ne répond à personne et ne se classe sur rien.
  2. L'adresse et l'accès. Il veut savoir s'il peut venir sans difficulté : le quartier, le stationnement, l'arrêt de bus ou de métro, l'étage, l'ascenseur, l'accès en fauteuil roulant. Où : une page « Accès », et l'adresse en bas de chaque page, avec un plan. L'erreur : l'adresse écrite dans une image, que ni le patient sur son téléphone ni Google ne peuvent copier.
  3. Les horaires. Il veut savoir si le cabinet est ouvert le samedi, tôt le matin ou tard le soir, et s'il est fermé cette semaine. Où : sur chaque page, près du téléphone, avec les fermetures exceptionnelles. L'erreur : des horaires différents entre le site, la fiche Google et Doctolib. Le patient ne sait plus qui croire, et Google non plus.
  4. La prise de rendez-vous. Il veut appeler ou réserver tout de suite. Où : le numéro en haut de chaque page, cliquable sur téléphone, et juste à côté un lien de prise de rendez-vous en ligne, Doctolib ou un formulaire simple. L'erreur : le téléphone caché en bas de la page « Contact », et un formulaire de dix champs que personne ne remplit.
  5. Les honoraires. Il veut un ordre de grandeur avant d'appeler, surtout pour un implant ou des facettes. C'est aussi une obligation : l'article R.4127-240 du code de la santé publique impose d'informer sur les honoraires pratiqués et les modes de paiement. Où : une page « Honoraires » en texte, datée, reliée à chaque page de soin. L'erreur : la page « Tarifs » qui dit « nous consulter ». L'article honoraires sur le site du cabinet dentaire détaille quoi afficher et comment.
  6. Le praticien. Il veut savoir qui va le soigner : son parcours, ses diplômes, ses formations, les langues qu'il parle. Où : une page par praticien, avec une photo récente et son nom exact. L'erreur : un titre que l'Ordre ne reconnaît pas. Seules trois spécialités existent : l'orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. Pour le reste, écrivez « formé à » ou « pratique orientée vers ».
  7. L'équipe. Il veut savoir qui répond au téléphone, qui l'accueille, qui l'assiste au fauteuil. Une équipe nommée rend le cabinet moins impersonnel. Où : une page « L'équipe », avec les prénoms et les rôles. L'erreur : des photos de banque d'images, avec des blouses trop neuves et des sourires qui ne sont pas les vôtres. Le patient les reconnaît tout de suite.
  8. Les locaux. Il veut voir où il va entrer : l'accueil, la salle d'attente, le fauteuil, l'équipement. Où : quelques photos vraies, prises dans votre cabinet, sur la page d'accueil et sur une page « Le cabinet ». L'erreur : aucune photo, ou des photos si sombres et si petites qu'elles inquiètent plus qu'elles ne rassurent.
  9. Le déroulé d'une première visite. Il veut savoir ce qui va se passer : l'examen, la radio, le devis, le premier soin. Il a peur, et le dire sur la page ne le vexe pas. Où : une page « Première visite », ou un paragraphe sur chaque page de soin. L'erreur : ne rien dire, et laisser le patient imaginer le pire.
  10. Les urgences. Il a mal, maintenant. Il veut savoir si vous prenez les urgences, à quel numéro, et quoi faire la nuit ou le dimanche. Où : une page « Urgence dentaire », avec la marche à suivre et le numéro à appeler hors de vos horaires. L'erreur : le mot « urgence » absent du site, alors que le patient qui a mal est souvent celui qui cherche un nouveau cabinet.
  11. Le conventionnement et les remboursements. Il veut savoir si vous êtes conventionné, ce que l'Assurance Maladie rembourse, ce que sa complémentaire santé peut couvrir, et si vous proposez le 100 % Santé. Où : sur la page « Honoraires », en quelques lignes, avec un lien vers la page remboursements des soins dentaires sur ameli.fr. L'erreur : annoncer un reste à charge. Vous ne connaissez pas sa complémentaire, renvoyez vers la source.
  12. Les mentions légales et la protection des données. Il les cherche rarement, mais leur absence se remarque, et la loi les impose à tout site professionnel. Où : une page « Mentions légales » avec le nom du praticien, son numéro d'inscription à l'Ordre, l'hébergeur du site, et une page sur les données personnelles, au titre du règlement général sur la protection des données (RGPD), si vous avez un formulaire. L'erreur : la page copiée d'un autre site, avec le nom d'un autre cabinet encore dedans.

La liste à cocher, page par page

#Ce que le patient chercheLa page qui le porte
1Le soin qu'il veutUne page par soin
2L'adresse et l'accèsUne page « Accès », et le bas de chaque page
3Les horairesChaque page, près du téléphone
4La prise de rendez-vousLe haut de chaque page
5Les honorairesUne page « Honoraires », datée
6Le praticienUne page par praticien
7L'équipeUne page « L'équipe »
8Les locauxL'accueil et une page « Le cabinet »
9Le déroulé d'une première visiteUne page « Première visite »
10Les urgencesUne page « Urgence dentaire »
11Le conventionnement et les remboursementsLa page « Honoraires »
12Les mentions légales et les donnéesUne page « Mentions légales »

Le cadre : informer oui, faire de la publicité non

Tout ce qui précède est de l'information. Le décret n° 2020-1658 du 22 décembre 2020 l'autorise. Ce qu'il laisse interdit est précis : acheter une place prioritaire dans les résultats (R.4127-217 II) et faire de la publicité pour un tiers (R.4127-225). L'article R.4127-215-1 fixe la ligne : une communication loyale et honnête, sans témoignage de tiers, sans comparaison avec des confrères, sans incitation à des soins inutiles. Sur votre site, cela veut dire : pas d'avis de patients, même sincères, pas de « seul cabinet de la ville à proposer », pas de photos avant/après, que l'Ordre juge trompeuses.

Ce cadre n'enlève rien aux douze informations. Votre parcours, vos honoraires, vos locaux et votre façon de travailler suffisent à rassurer, parce qu'ils sont vrais et vérifiables. Le guide ce que l'Ordre autorise sur un site de dentiste passe chaque page en revue, avec la règle qui s'applique à chacune.

Le test des dix minutes avec un proche

Vous ne pouvez pas juger votre site vous-même : vous savez déjà ce qu'il contient, et où. Demandez à un proche qui ne connaît pas le cabinet. Donnez-lui un téléphone, pas un ordinateur : c'est ainsi que la plupart des patients arrivent. Lancez un chronomètre et lisez-lui ce scénario : « Tu as une dent cassée et tu cherches un dentiste dans cette ville. » Puis posez-lui les questions, une par une.

  • Trouve le soin qu'il te faut et dis-moi en une phrase comment il se passe.
  • Trouve où te garer, ou l'arrêt le plus proche.
  • Trouve si le cabinet est ouvert samedi matin.
  • Trouve le numéro et fais le geste d'appeler. Trouve ensuite le lien de rendez-vous en ligne.
  • Trouve l'ordre de grandeur d'une couronne.
  • Trouve qui va te soigner et où il a été formé.
  • Trouve ce qu'il faut faire si tu as mal un dimanche.
  • Trouve si le cabinet est conventionné.

Pour chaque question, notez s'il a trouvé, en combien de temps, et le mot qu'il a prononcé en cherchant. Ce mot est souvent celui qu'il faudrait écrire sur votre page. Un proche qui hésite, qui revient en arrière ou qui tape dans la barre de recherche vous montre exactement ce qu'un patient inconnu fait avant d'abandonner. Vous n'avez pas besoin d'un outil ni d'un prestataire pour ce test. Une personne, un téléphone, dix minutes.

Ce que ce test révèle le plus souvent

Trois choses reviennent. Le numéro de téléphone n'est pas cliquable, et le proche le recopie à la main. Les horaires du site ne sont pas ceux de la fiche Google, et le proche demande lesquels sont les bons. Les mots « urgence » et « honoraires » n'existent nulle part sur le site, et le proche renonce. Aucune de ces corrections ne demande de refaire le site. Elles demandent une séance de travail, et une personne au cabinet qui en a la charge.

Une fois les douze informations en place, la question suivante est de savoir si Google et les IA les lisent aussi bien que votre proche. C'est le travail du référencement dentiste, et il commence par la page que le patient voit avant même votre site : votre fiche Google.

À lire ensuite

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet.

Par quelle information commencer quand le site est presque vide ?

Par les quatre qui déclenchent un appel : l'adresse avec l'accès, les horaires réels, le numéro cliquable en haut de chaque page et la prise de rendez-vous. Elles se mettent en place en une matinée et ne demandent presque aucune rédaction. Les huit autres se construisent ensuite, en commençant par une page pour chacun de vos soins les plus demandés.

Peut-on mettre des avis de patients sur le site pour rassurer ?

Non. L'article R.4127-215-1 interdit les témoignages de tiers dans la communication du praticien. Un avis de patient sur votre site, même vrai, est un témoignage. Ce qui rassure dans le cadre : votre parcours, vos locaux en photos vraies, le déroulé d'une première visite et des honoraires clairs.

Mon site doit-il répéter ce qui est déjà sur Doctolib ?

Oui, pour l'adresse, les horaires et le téléphone : ils doivent être identiques partout, sinon le patient et Google doutent. Pour le reste, votre site va plus loin : le déroulé de chaque soin, la page d'honoraires complète, l'équipe et les locaux. Le guide Doctolib passe devant mon site explique pourquoi cette page arrive souvent avant la vôtre sur votre nom.

Et maintenant

Parlons de votre cabinet.

Le plus simple est de demander votre diagnostic : vous verrez votre place réelle sur Google, sur la carte et dans les IA, et nous la commentons ensemble en visio.

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