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Reprise d'un cabinet dentaire : que faire du site, de la fiche Google et du nom
Lors de la reprise d'un cabinet dentaire, l'acte de cession parle de patientèle, de matériel et de bail, rarement du site ou de la fiche Google. Pourtant, les patients continuent de chercher l'ancien nom. Vous trouverez ici le tableau à remplir avant de signer, les pièges de chaque élément et les gestes à faire, dans l'ordre.
Prenons un cabinet fictif, le cabinet dentaire du Mail, à Tours. Le Dr Morin part à la retraite, la Dr Garnier reprend. L'acte de cession règle la patientèle, le matériel, le bail et les salariés, mais pas le site, la fiche Google ni le nom de domaine. Après la reprise, la Dr Garnier découvre que la fiche est rattachée à la messagerie personnelle du Dr Morin, que le nom de domaine appartient à l'ancienne agence et que la page d'équipe montre toujours son prédécesseur.
Les guides sur la reprise d'un cabinet dentaire parlent de statut, de fiscalité et de patientèle. Cet article traite ce qu'ils laissent de côté : la présence du cabinet sur internet.
Après une reprise, les patients cherchent encore l'ancien nom
Un patient fidèle ne tape pas « dentiste Tours ». Il tape le nom de son dentiste. 59,8 % des Français cherchent des informations de santé sur internet (Eurostat, 2025), souvent simplement pour retrouver un numéro. Si ce nom ne mène plus nulle part, le patient conclut que le cabinet a fermé, et il en cherche un autre. Aucun ne prévient qu'il est parti.
Trois accidents arrivent souvent sur le nom de l'ancien praticien :
- la fiche Google du cabinet est fermée par erreur, ou affiche un nom qui n'existe plus ;
- la page Doctolib du praticien, qui passe souvent devant le site du cabinet sur son nom, disparaît avec lui ;
- le site ne répond plus, parce que le cédant payait l'hébergement et que le prélèvement s'est arrêté.
Le guide Doctolib passe devant mon site explique pourquoi cette page pèse autant sur le nom d'un praticien.
Avant de signer : la liste de ce que le cabinet possède en ligne
Le premier geste se fait avant la signature : savoir qui détient chaque élément, puis l'écrire dans l'acte ou dans une annexe. Voici le tableau à remplir avec le cédant.
| Élément | Où vérifier qui le détient | Ce qu'on écrit dans l'acte |
|---|---|---|
| Fiche Google du cabinet | Paramètres de la fiche, rubrique « Utilisateurs et accès » | Transfert de la propriété principale au repreneur, à une date fixée |
| Nom de domaine | Le bureau d'enregistrement, la société où le nom est loué | Changement de titulaire au nom du repreneur ou de sa société |
| Site internet | Le contrat du prestataire, l'hébergement, les accès | Qui détient les textes, les photos et les accès |
| Adresses de messagerie | Le bureau d'enregistrement ou l'hébergeur | Conservation des adresses, sort des anciens messages |
| Profil Doctolib ou agenda en ligne | Le contrat de l'outil | Sort du profil de l'ancien praticien, création du nouveau |
| Annuaires | Recherche de l'ancien nom sur l'annuaire santé de l'Assurance maladie et les annuaires locaux | Fiches à mettre à jour, et qui s'en charge |
Le piège le plus courant, c'est le titulaire réel : une agence, ou le compte personnel du cédant. Mieux vaut le découvrir avant la signature, quand le cédant a encore toutes les raisons de coopérer.
La fiche Google : la transférer, ne jamais en créer une nouvelle
La fiche Google du cabinet porte une adresse, un historique et des avis. Tout cela se garde, à une condition : la transférer, pas la recréer.
Le propriétaire principal de la fiche peut transférer la propriété principale à une autre personne, depuis la rubrique « Utilisateurs et accès ». Google précise que ce transfert conserve les informations de l'établissement, avis compris. Seul le propriétaire principal peut le faire : c'est donc au cédant de s'en charger. Google impose aussi un délai avant que le nouveau propriétaire gère toutes les fonctions. Faites le transfert quelques jours avant la reprise, pas le jour même.
L'erreur fréquente est inverse : faute d'accès, le repreneur crée une seconde fiche. Deux fiches pour le même cabinet vont contre les règles de Google et se disputent la même place. Or la carte repose sur trois critères officiels, la pertinence, la distance et la proéminence (aide Google), et une fiche neuve repart sans l'historique de l'ancienne. L'article dentiste et ville sur Google Maps détaille ces critères.
Une fois la fiche récupérée, mettez à jour le nom s'il change, le téléphone, les horaires et les photos de l'équipe. Si l'ancien praticien avait une fiche à son propre nom, décidez avec lui de son sort avant la signature : cette fiche suit la personne, comme l'explique l'article sur la fiche Google d'un cabinet dentaire à plusieurs praticiens. La page fiche Google de dentiste reprend chaque champ.
Le nom de domaine et le site : garder les adresses
Le nom de domaine, c'est l'adresse du site, par exemple cabinet-du-mail.fr. Le garder évite de repartir de zéro. Le nom de domaine se transfère par un changement de titulaire, auprès du bureau d'enregistrement, avec l'accord de celui qui le détient.
Pour le site, deux règles comptent :
- Les pages gardent leur adresse. Si le site est refait, chaque ancienne adresse renvoie vers la nouvelle page qui traite le même sujet, par une redirection. Google recommande des redirections permanentes de chaque ancienne adresse vers la nouvelle, gardées aussi longtemps que possible.
- Le contenu change dès le premier jour. Le parcours et la photo du cédant n'ont plus leur place. Une page d'équipe qui présente un praticien parti n'est plus une communication loyale et honnête, au sens de l'article R.4127-215-1 du code de la santé publique.
Regardez aussi le reste. Un site repris a souvent une seule page pour tous les soins, ou des honoraires absents. L'article sur les sept erreurs des sites de cabinets dentaires donne un test d'une minute pour chacune, et la page site internet de cabinet dentaire décrit la structure à viser.
Le nom du cabinet et le nom de l'ancien praticien
Faut-il garder le nom du cabinet ? S'il ne porte pas le nom d'une personne, c'est le plus simple. « Cabinet dentaire du Mail » traverse une reprise sans rien changer. « Cabinet du Dr Morin » pose problème dès que le Dr Morin n'y exerce plus : le patient croit le trouver en arrivant. Si le nom change, le nouveau s'écrit à l'identique partout, le même jour : plaque, fiche Google, site, Doctolib, annuaires. Un nom différent d'un endroit à l'autre brouille Google comme les patients. Cela vaut aussi pour les comptes du cabinet, dont la page Facebook d'un cabinet dentaire est souvent la plus ancienne et la plus oubliée.
Reste le nom du cédant, que les patients tapent encore. Une page sobre du site peut dire que le cabinet a été repris, à quelle date, et qui y exerce désormais, avec les mêmes coordonnées. Elle répond au patient qui tape l'ancien nom, sans rien vanter ni comparer. Faites relire sa formulation par votre conseil départemental de l'Ordre. Le guide ce que l'Ordre autorise sur un site de dentiste rappelle le cadre.
La marche à suivre, dans l'ordre
Chaque étape dépend de la précédente.
- Avant la signature. Remplir le tableau avec le cédant, et écrire dans l'acte le transfert de la fiche Google, du nom de domaine et des accès au site.
- Quelques jours avant la reprise. Le cédant transfère la propriété principale de la fiche et lance le changement de titulaire du nom de domaine.
- Le jour de la reprise. Mettre à jour la fiche : nom si besoin, téléphone, horaires, photos. Changer la page d'équipe et publier la page sur la reprise.
- La première semaine. Écrire le même nom, la même adresse et le même téléphone sur Doctolib et dans les annuaires. Demander à Doctolib ce que devient le profil de l'ancien praticien.
- Le premier mois. Taper l'ancien nom et le nouveau sur Google, depuis un téléphone, en navigation privée. Corriger chaque source qui dit encore autre chose.
- Ensuite, chaque mois. Refaire la même vérification, et poser la même question aux IA.
Les IA et l'ancien nom
56,6 % des Français utilisent déjà l'intelligence artificielle, aussi pour trouver un dentiste (Arcom et Médiamétrie, avril 2026). Et depuis le 22 juillet 2026, Google affiche en France ses Aperçus IA et son Mode IA. Ces réponses s'appuient sur le site, la fiche et les annuaires : s'ils nomment encore l'ancien praticien, l'IA peut continuer à le citer.
Deux gestes réduisent ce décalage : des informations identiques partout, et un texte lisible sans script, car les robots d'OpenAI, d'Anthropic et de Perplexity ne lisent pas le JavaScript. La page référencement dans les IA explique comment ces robots lisent un cabinet. Pour vérifier les réponses, suivez la méthode de l'article votre cabinet apparaît-il dans ChatGPT, avec l'ancien nom puis le nouveau, et comptez en pourcentage de réponses, jamais en position.
Une reprise bien préparée garde la fiche, l'adresse du site et le lien avec l'ancien nom. Le test du référencement donne une première photographie du cabinet repris. Et si la reprise s'accompagne d'un déménagement du cabinet dentaire, les mêmes règles valent, avec une adresse de plus à changer partout.
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Lire l'articleQuestions fréquentes
Ce qu'on nous demande sur ce sujet.
Le cédant peut-il garder la fiche Google du cabinet après la reprise ?
La fiche décrit le cabinet, pas la personne. Si le cabinet continue à la même adresse, la fiche suit le cabinet, et c'est au cédant d'en transférer la propriété principale avant son départ. Écrivez-le dans l'acte de cession, avec une date. S'il avait une fiche à son propre nom, son sort se décide avec lui.
Faut-il refaire le site du cabinet après une reprise ?
Pas forcément. Si le site se lit bien sur téléphone et que son texte est présent dans la page, on le corrige : équipe, photos, coordonnées, page sur la reprise. S'il est lent ou vide pour les robots, une refonte se justifie, en gardant le nom de domaine et en redirigeant chaque ancienne adresse.
Les avis Google reçus avant la reprise restent-ils sur la fiche ?
Oui, si la fiche est transférée et non recréée : Google indique que le transfert de propriété conserve les informations de l'établissement, avis compris. Ces avis parlent du cabinet tel qu'il était. Gardez la ligne habituelle : une réponse neutre ou pas de réponse, et jamais de collecte d'avis.
Et maintenant
Parlons de votre cabinet.
Le plus simple est de demander votre diagnostic : vous verrez votre place réelle sur Google, sur la carte et dans les IA, et nous la commentons ensemble en visio.
Sans engagement.