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Les mentions que vous avez le droit d'afficher sur votre site de dentiste : titres, diplômes, spécialités

Le guide sur ce que l'Ordre autorise pose le cadre général. Cet article ne traite qu'une question : ce que vous pouvez écrire à côté de votre nom. Vous saurez quel titre est réservé, comment présenter l'implantologie ou l'esthétique sans franchir la ligne, et quelle phrase ajouter sous un diplôme que l'Ordre ne reconnaît pas.

Blog DeveloppIA · Publié le · 7 min de lecture

Sur la page « Le cabinet » ou « L'équipe », chaque mot pèse : titre, diplômes, formations, actes pratiqués. C'est aussi là que l'Ordre regarde en premier quand un confrère se plaint. Le guide ce que l'Ordre autorise sur un site de dentiste donne la règle générale : l'information est permise, la réclame ne l'est pas. Ici, nous l'appliquons à un seul point, la présentation du praticien, avec les formulations que l'Ordre lui-même recommande.

Un seul titre réservé, pour trois spécialités

En odontologie, trois spécialités existent : l'orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. Le titre qui va avec est réservé aux praticiens qualifiés dans l'une d'elles et inscrits sur la liste correspondante au tableau de l'Ordre, après le diplôme national qui y prépare ou une commission de qualification.

Tous les autres chirurgiens-dentistes, y compris ceux qui posent des implants toute la semaine, sont des omnipraticiens. Ils peuvent décrire leur pratique en détail, sans laisser croire à un titre. L'Ordre écrit que l'information sur une discipline ne doit pas « être confondue avec des spécialités existantes » ni « les ériger en spécialités inexistantes ». Une « spécialité implantologie » ou une « spécialité esthétique » n'existe pas. L'écrire revient à s'attribuer une qualification que l'on n'a pas.

Le point est sensible pour la chirurgie orale, qui est une spécialité reconnue. Poser un implant ou extraire une dent est un acte de chirurgie que tout chirurgien-dentiste a le droit de faire, et l'Ordre précise que ces actes ne peuvent pas être présentés comme des actes de chirurgie orale. Vous pouvez écrire que vous pratiquez la chirurgie implantaire, pas que vous exercez la chirurgie orale sans le titre.

Implantologie, esthétique, parodontologie : les formulations justes

Le Conseil national de l'Ordre a publié des recommandations sur la communication professionnelle, adoptées en 2021 et mises à jour en juin 2026, en ligne sur la page communication professionnelle de l'Ordre. Un praticien peut y décrire « les actes habituellement pratiqués », l'implantologie et la parodontologie sont citées en exemple. Une condition : si vous orientez ou limitez votre pratique, votre communication « doit correspondre à la réalité » de cette pratique.

Voici les formulations qui respectent cette ligne :

  • « Le Dr X pratique l'implantologie » ou « pose des implants dentaires », sans titre ni adjectif.
  • « Exercice orienté vers la parodontologie et l'implantologie », si c'est vrai au quotidien.
  • Pour les trois domaines proches d'une spécialité, l'Ordre donne la phrase exacte. Elle commence par « oriente ou limite sa pratique », suivi de « aux actes d'odontologie chirurgicale », « aux actes d'orthodontie » ou « à la prise en charge des patients à besoins spécifiques ».
  • Une formation nommée avec son organisme et son année : « Formation continue en chirurgie implantaire, organisme Y, 2024 ».
  • Les matières suivies dans le cadre du développement professionnel continu (DPC).

Le fil conducteur est le mot « vérifiable ». Vous restez responsable de vos déclarations et devez pouvoir justifier chaque formation en cas de litige. Une formation listée sans avoir été suivie figure dans ses exemples de manquement. L'Ordre encadre la forme, il n'interdit pas le fond.

Diplômes universitaires : la liste du Conseil national fait foi

Le Conseil national de l'Ordre reconnaît les diplômes, titres et fonctions. Il publie la liste des diplômes, titres et fonctions reconnus. On y trouve les diplômes nationaux, les titres hospitalo-universitaires, universitaires et hospitaliers, les titres divers, et les diplômes universitaires (DU) et interuniversitaires (DIU) reconnus. Si votre diplôme y figure, vous l'écrivez tel quel, dans sa mention d'origine.

Si votre diplôme n'y figure pas, vous pouvez le citer, avec une précision. Les recommandations de l'Ordre imposent que ces informations soient « suivies de la mention selon laquelle ce ne sont pas des spécialités ni des diplômes reconnus par le Conseil national de l'Ordre ». Placez cette phrase juste sous le diplôme, pas en bas de page : le patient doit la lire dans le même mouvement.

Trois réflexes évitent les erreurs :

  1. Vérifiez la liste avant d'écrire : un DU peut être reconnu sous un intitulé précis et pas sous un autre.
  2. Faites enregistrer vos diplômes auprès de votre conseil départemental. Un diplôme jamais déclaré compte comme non reconnu.
  3. Gardez peu de lignes : l'Ordre conseille de « sélectionner, pour chaque point, les quelques éléments les plus significatifs ».

Les mentions utiles que l'on oublie

L'article R.4127-215-1 du code de la santé publique vous laisse communiquer sur vos compétences, vos pratiques, votre parcours et vos conditions d'exercice. Les recommandations en font une liste concrète, et presque tout y manque sur les sites que nous lisons.

  • Votre parcours : une synthèse de votre carrière, vos lieux et formes d'exercice, votre année de thèse.
  • Les langues que vous parlez en consultation.
  • L'équipe : noms et fonctions.
  • Le plateau technique : cône beam (un scanner à faible dose, en trois dimensions), empreinte optique (prise par caméra, sans pâte), microscope. Décrits, sans être vantés.
  • Votre situation vis-à-vis de l'Assurance Maladie, avec vos honoraires et vos modes de paiement. L'article sur les honoraires sur le site du cabinet détaille cette obligation.
  • L'accessibilité du cabinet, l'accès, les horaires, la façon de prendre rendez-vous.
  • Vos publications les plus significatives et vos distinctions honorifiques reconnues par la République française.
  • L'appartenance à une société savante ou à une académie : telle quelle si elle figure dans la liste des titres et fonctions reconnus, sinon avec la même précision qu'un diplôme non reconnu. En cas de doute, votre conseil départemental tranche.

L'Ordre ajoute une règle de ton : ces informations sont données « sans valorisation et sans comparaison ». Un cône beam se cite, il ne place le cabinet « à la pointe » de rien. La page site internet de cabinet dentaire montre où cette présentation prend place.

Les mots qui font basculer la page dans la réclame

Les recommandations donnent des exemples de ce qui ne passe pas :

  • Le superlatif ou la comparaison : « nous sommes plus qualifiés que », « mieux équipés que », ou tout adjectif qui place le cabinet au-dessus des autres.
  • Le mot « expert » sans titre reconnu derrière : « expert en esthétique » est une auto-proclamation.
  • Une spécialité qui n'existe pas, ou un titre sous-entendu par un mot comme « implantologue ».
  • Une formation listée sans avoir été suivie.
  • Le prix barré et la remise : « trois implants pour le prix de deux », « la troisième couronne à moitié prix ». L'Ordre y voit une incitation à des soins inutiles.
  • Les témoignages de patients, les notes affichées sur le site et les photos avant et après, que l'Ordre cite comme un exemple de ce qui peut laisser croire à un résultat certain.
  • L'ordinaire présenté comme exceptionnel : une stérilisation conforme à la règle n'est pas « d'avant-garde ».

Ces limites suivent le cabinet sur ses comptes : voyez ce qu'on peut publier sur l'Instagram d'un cabinet dentaire.

Un test simple avant de publier : chaque mot doit pouvoir être justifié par un papier, diplôme, attestation de formation ou facture d'équipement. Ce qui ne s'appuie sur rien se retire.

Avant et après sur un cabinet fictif

Prenons un cabinet fictif, le cabinet dentaire des Tilleuls, et le Dr Aline Berger. Rien de ce qui suit ne décrit un cabinet réel, les formations citées sont imaginaires.

Sur le site aujourd'hui (formulation fautive)Formulation juste
« Dr Berger, implantologue, spécialité implantologie et esthétique »« Dr Aline Berger, chirurgien-dentiste. Pratique l'implantologie et les soins d'esthétique dentaire. »
« Experte en facettes, formée aux techniques les plus avancées »« Formation continue en facettes céramiques, organisme fictif de formation, 2023. »
« DU d'esthétique du sourire » (absent de la liste de l'Ordre)« Diplôme universitaire d'esthétique du sourire, université fictive, 2021. Ce n'est ni une spécialité ni un diplôme reconnu par le Conseil national de l'Ordre. »
« Cabinet à la pointe de la technologie, équipement de dernière génération »« Le cabinet dispose d'un cône beam et d'une caméra d'empreinte optique. »
« Le cabinet le mieux noté du quartier »« Cabinet conventionné. Honoraires sur la page dédiée. Accès en fauteuil roulant. »

La colonne de droite dit plus de choses vraies, avec moins d'adjectifs. C'est tout l'esprit du texte de l'Ordre.

Ce que Google et les IA lisent dans ces mentions

Ces mentions ne servent pas qu'à rester en règle : c'est aussi ce que les moteurs lisent. « Implant dentaire » est tapé 33 100 fois par mois en France (Semrush, août 2026). Un patient qui ajoute votre ville trouve d'abord les pages qui contiennent ces mots, décrits simplement : l'acte, l'équipement, le praticien qui le réalise. « Pratique l'implantologie » est lu par Google aussi bien qu'un faux titre, sans vous exposer.

Les IA vont plus loin. 56,6 % des Français utilisent déjà l'intelligence artificielle, aussi pour trouver un dentiste (Arcom et Médiamétrie, avril 2026). À la question « dentiste qui pose des implants et parle anglais à Lyon », une IA cherche dans le texte des pages un praticien, un acte, une langue, une adresse. Chaque mention autorisée de cet article est une réponse possible. Le guide comment les IA choisissent un dentiste montre cette mécanique de près.

La ligne est la même des deux côtés : décrire précisément, avec les mots des patients, sans adjectif. C'est ce que demande le référencement dentiste tel que nous le pratiquons. La présentation du praticien est une page, et elle en appelle une autre : celle de chaque soin, où le même principe s'applique.

À lire ensuite

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet.

Puis-je écrire « implantologue » sur mon site ?

Le mot n'est pas un titre reconnu et il laisse croire à une spécialité qui n'existe pas. L'Ordre demande que l'information sur une discipline ne soit pas confondue avec une spécialité ni érigée en spécialité inexistante. Écrivez « chirurgien-dentiste, pratique l'implantologie », et décrivez l'acte sur une page dédiée. Vous dites la même chose, sans risque.

Mon diplôme universitaire n'est pas dans la liste de l'Ordre : puis-je le citer ?

Oui, à une condition. Les recommandations de l'Ordre imposent de le faire suivre de la mention selon laquelle ce n'est ni une spécialité ni un diplôme reconnu par le Conseil national de l'Ordre. Placez cette phrase juste sous le diplôme, en clair. Vérifiez d'abord la liste, votre diplôme y figure peut-être sous un intitulé légèrement différent.

Je fais surtout de l'orthodontie sans le titre : que puis-je écrire ?

L'Ordre donne la formule exacte pour ce cas : « oriente ou limite sa pratique aux actes d'orthodontie ». Elle informe le patient sans laisser croire au titre d'orthopédie dento-faciale. Elle doit correspondre à votre pratique réelle. Le même modèle existe pour l'odontologie chirurgicale et pour les patients à besoins spécifiques.

Et maintenant

Parlons de votre cabinet.

Le plus simple est de demander votre diagnostic : vous verrez votre place réelle sur Google, sur la carte et dans les IA, et nous la commentons ensemble en visio.

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